Partager l'article ! Endormie: Dans la torpeur de cette journée estivale, elle s'est couchée , les volets sont croisés, pour que la chaleur ne rentre pas ...
Dans la torpeur de cette journée estivale, elle s'est couchée , les volets sont croisés, pour que la chaleur ne rentre pas .
Les murs de pierre gardent à la demeure une certaine fraicheur, pour la conserver il faut dès le matin entrebailler les battants. L'été se passe dans la pénombre , à l'abri de ce soleil de plomb
qui tombe et fait chanter les cigales, du soir au matin.
Du jardin remontent des odeurs, de lavande, de romarin. Les seuls buissons qui ne necessitent que très peu d'arrosage et aucun entretien.
Il fait lourd, elle est nue, le drap recouvre juste les haut de ses cuisses.
Elle est sur le ventre, le bras droit replié sous l'oreiller, la jambe gauche remontée pour equilibrer.
En sourdine la radio est allumée, elle lui permet de laisser son esprit s'envoler , de l'amener peu à peu dans de doux rêves.
Son parfum de ses notes entêtantes est venu occuper toute la chambre, dès qu'elle bouge il évolue tel un nuage autour d'elle.
L'oreiller en gardera la trace, il est lourd, accrocheur, tenu, têtu, insistant, comme elle. Il marque de son passage, on ne l'oublie pas. Les frais, acidulés, légers ne lui conviennent pas, elle
a besoin de laisser un sillage.
Les draps de lin tissés gardent une certaine fraîcheur sur le corps, tellement mieux que ces tissus modernes et légers.
Ele aime sentir le tissu lourd sur son corps, qui parfois dans un glissement coquin s'insinue entre ses fesses.
Elle s'endort, doucement , portée par la mélopée qui joue en fond, harassée par la chaleur de ce début d'après midi ensoleillé.
Les nuits sont courtes en été, alors il faut se reposer au plus chaud de la chaleur.
Son esprit vagabonde quitte dejà le corps, va voler vers des cieux plus sereins.
La porte s'entrebaille, doucement, sans bruit ...
Une tête passe, observe ce corps alangui. L'ouverture se fait plus béante pour laisser passer le personnage tout entier. Sans bruit la porte se referme, dans un petit grincement prequ'inaudible
qui ne perturbe pas notre dormeuse.
L'homme, car s'en est un, s'immobilise , regarde ce corps, la respiration le soulève, une main agacée vient dégager quelques mêches de la folle chevelure qui cachait le visage.
Puis dans un soupir , elle se calme, reprend un rythme de croisière, semble avoir retrouvé le sommeil.
Doucement le curieux, s'approche du lit .. Pas à pas, comme un voleur, voleur d'images sensuelles, voleur d'envies.
Envie qui se rappelle à lui.
Le sexe raidit, il parcourt de ses yeux les fesses rebondies qui s'offrent à lui comme un cadeau convoité.
D'un geste assuré, de deux doigts il soulève le drap, avec febrilité ...
Et découvre tout le corps alangui de la belle endormie.
Il faut qu'il se raisonne pour ne pas empoigner d'un seul geste ce qui fait raidir sa virilité.
Alors de sa bouche il souffle un air mutin sur ses fesses , remonte sur les reins , dans le dos jusqu'au cou.
Un frisson semble parcourir le corps assoupi, un mélange de rêve et de réalité?
Il s'enhardit, et deux doigts tels des plumes viennent souligner les courbes rondes et féminines.
Il va la reveiller à coup sur ..Il ne veut pas , veut lui laisser l'impression qu'elle est dans un songe, qu'il es tvenu la visiter, même si son envie est pressante, presque douloureuse..
Il parcourt de son doigt le contour de la bouche à moitié découvert, s'insinue doucement à la commissure des lèvres, se retire, il ne veut pas l'éveiller.
Il remet le drap pour couvrir sa nudité, lui seul veut profiter de ce corps qui lui appartient.
Elle est à lui, il le lui a dit, elle le sait, doit le savoir, doit l'accepter.
Symbole d'appartenance allant au delà des enjeux, des jeux, des fantasmes qu'il induit.
Dans le même silence d'arrivée, il repart, il reviendra, un autre jour, finir cette peinture déja commencée, elle dort tous les jours , il le sait .
L'appartenance sera marquée, non au fer rouge mais à celui de son épée.
Appartenance qu'elle devra demander, qu'elle offrira , qu'elle devra mériter.
L'attente sera longue mais le plaisIr de celle-ci décuplé
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